samedi 5 août 2017

L'autocensure | Blogging

Il y a quelques semaines, j'ai réalisé que (contrairement à ce que je pensais) je m'autocensurais énormément dans la vie de tous les jours. Que ce soit en tant que blogueuse, que femme ou qu'humaine, c'est plus fort que moi : je ne peux pas m'empêcher de m'autocensurer, de me freiner dans mes folies et de m'aseptiser... Cela se fait tellement naturellement — et depuis tellement longtemps — que je n'ai même pas l'impression de m'interdire quoi que ce soit. J'ai le sentiment d'être libre de pouvoir mener ma vie comme je le souhaite... Mais la vérité c'est que ce n'est pas le cas. Il y a quelques semaines, lorsque je rédigeais la liste de mes rêves et objectifs pour l'avenir du blog, j'ai (enfin) réalisé que je m'abstenais dans beaucoup de domaines — qu'ils soient vestimentaires, éditoriaux, esthétiques, personnels ou professionnels — par peur d'être jugée et critiquée pour mes choix... Et depuis, il y a une question qui rôde sans cesse dans mon esprit et qui refuse catégoriquement d'en sortir : est-ce que cela en vaut réellement la peine ?


Avoir peur d'être soi-même 


La réponse peut sembler évidente : non. Nous sommes tous d'accord pour dire que l'on devrait pouvoir s'affirmer sans avoir peur du regard des autres — et être pleinement nous-mêmes, tout simplement —... Mais si c'est si évident pour tout le monde, pourquoi est-ce que cela nous semble si difficile ? Pour quelles raisons est-ce que l'on se condamne (à tort ou à raison) à vivre à travers le regard des autres ?

Si ce triste constat peut s'appliquer à la vie réelle, il s'applique (aussi et surtout) au quotidien de tous les web influencers... Peu importe à quel point on cherche à se montrer sincère envers nos lecteurs — ndlr : et vous savez à quel point cela me tient à coeur ! —, il y a toujours des parties de nous que l'on a peur de partager avec le reste du monde...

Je ne parle évidemment pas de tout ce qui touche au domaine de la vie privée, mais bel et bien de nos insécurités, de nos peurs et de nos appréhensions en tant que personnage public sur le web — et en tant que personne réelle dans notre vie de tous les jours —. J'aimerais pouvoir clôturer cet article en partageant avec vous comment j'ai réussi à dépasser mes craintes et cesser de m'enfermer dans ma zone de confort, mais j'ai encore beaucoup de chemin à faire avant de parvenir à me libérer et à dépasser les limites que je me suis moi-même fixées inconsciemment. Ce que j'ai appris jusqu'à aujourd'hui, c'est que c'est en cherchant à cacher certaines petites parties de nous pour nous protéger du regard des autres que l'on finit par s'autocensurer. Ou du moins, c'est comme cela que j'ai fini par m'autocensurer...

2 commentaires:

  1. Je pense qu'on s'auto censure tous plus ou moins pour une quelconque raison. Même si de base, certaines personnes sont moins sensibles face au regard des autres, le fait de vivre en société nous influence toujours et nous force de temps en temps à rester "dans les normes". Je crois qu'il faut différencier le soi, qui fait que l'on pense, réfléchit, agit d'une certaine manière, et l'image qu'on renvoie ou ne renvoie pas, qui ne nous reflète pas forcement entièrement.. (ouh je me perds dans mes idées.. )

    A partir du moment où toi tu sais ce que tu "es", et que tu sais ce que tu montres de toi, c'est une situation correcte (je pense). Le problème c'est si l'image que tu renvoies remplace le "toi" afin de passer dans les normes.. et qui donc est bien une auto censure, ce qui est triste !(j'ai essayé de refaire en plus clair :D )

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  2. Tu as sans doute raison, j'imagine que tant que les barrières sont claires, ce n'est pas vraiment trop grave. Mais je pense malgré tout qu'on devrait se laisser une chance d'être nous-mêmes et de se montrer entier (tant que cela reste dans le politiquement correct, bien entendu !).

    J'ai 24 ans et j'ai conscience de tout cela parce que je commence à accumuler de l'expérience dans la vie. Mais quand j'avais 16 ans, je pensais que l'image que les autres avaient de moi, c'était ça le vrai moi (et je pensais que celle que j'étais réellement n'était qu'un mensonge ou une illusion). A l'époque il y avait beaucoup moins de vie alternative sur internet, on se contentait d'avoir un Skyblog et un MySpace. A l'heure actuelle (avec tous les réseaux sociaux disponibles), je pense que c'est encore plus difficile pour les adolescents de s'y retrouver...

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