Monday, October 19, 2015

The last saturday night | Biennale '15

Après une courte absence d'une semaine due à un manque de temps et à un certain nombre d'éléments qui m'ont empêchée d'écrire les articles destinés au blog de Charleroi Danses, je suis de retour pour partager avec vous mes impressions sur la toute dernière soirée de la Biennale '15. 

Trois semaines, une exposition et vingt-trois spectacles après l'ouverture des festivités, les membres de l'équipe de Charleroi Danses vont enfin pouvoir reprendre leur souffle et un rythme de vie — à peu près — normale pendant que nous, le groupe d'apprentis blogueurs, nous laissons fièrement une dernière trace de notre passage derrière les murs qui abritaient autrefois les écuries de la police de Charleroi. Si — contrairement aux apparences — l'aventure n'était pas de tout repos, elle valait largement la peine d'être vécue. En seulement trois semaines, j'ai eu la chance d'avoir accès à sept spectacles proposés dans la programmation de la Biennale '15 — tout en étant largement contrainte par mes horaires universitaires et les longs trajets de train qui séparent Liège de Charleroi —. Des nouvelles rencontres que j'ai pu faire à travers cette expérience jusqu'aux découvertes culturelles en passant par l'opportunité de m'essayer à la critique théâtrale, toute cette aventure sonne d'ores et déjà à mes oreilles comme un superbe souvenir passé derrière les portes du célèbre centre chorégraphique carolo.

« Est-ce que je compte revenir pour la prochaine édition ? » Sans aucun doute !


The ending of a beautiful adventure


Trêve de bavardages, de (future) nostalgie et de bons sentiments, je vous laisse (re)découvrir les deux derniers spectacles de cette édition de la Biennale de Charleroi Danses à travers mes yeux, mon ressenti et surtout à travers mes mots...


Féminité et rock'n'roll

« Over the top / Conti Sparsi » de Mauro Paccagnella)

Pour l'avant-dernier spectacle, c'est une création du chorégraphe italien Mauro Paccagnella qui était présentée au public de la Biennale dans le grand studio des écuries. Sur scène, deux femmes racontent leur histoire, leur chercher d'inspiration et leur isolement dans une cabane au milieu des bois, elles se parlent et s'écoutent, elles dansent, chantent, jouent de la basse et de la guitare électrique, elles se filment, elles chercher à se perdre pour mieux réussir à créer. Entre force et fragilité, brutalité et sensualité, les deux femmes se livrent librement l'une à l'autre sous les yeux du public. Entre artifice et réalité, divas et rockstars, les deux femmes se laissent peu à peu portées dans des réflexions sur le monde, l'art, la féminité et la vie elle-même.


Chorégraphie et mise à nu

« Preludio + La Sagra della Primavera » de Virgilio Sieni)

Finalement, c'est avec une chorégraphie du célèbre Virgilio Sieni — lui aussi italien — que la dernière soirée de la Biennale '15 prend fin. Entièrement dédié à la beauté et à la complexité du mouvement, le spectacle met en scène une troupe de danseurs entièrement nus qui n'avancent et ne bougent que les uns par rapport aux autres. Rapidité et lenteur, danse et non danse, immobilité et course, les mouvements répétés des douze artistes, leurs impulsions et leurs poses élancées laissent le public passer d'un art à un autre en le transportant dans l'univers de peintres tels que Eugène Delacroix — avec « Le radeau de la méduse » ou « La liberté guidant le peuple » et Henri Matisse — avec sa célèbre collection de tableaux « Dance ». Deux arts bien distincts qui semblent pourtant se rejoindre à travers cette chorégraphie à la fois nerveuse et légère.

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