Sunday, October 4, 2015

Second night in front of the scene of Charleroi Danses | Biennale '15

Un peu plus tôt cette nuit, je vous écrivais quelques lignes sur ma première soirée de Biennale au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Après une nuit de repos bien méritée, une bonne dose de caféine et quelques heures de travail pour le blog de Charleroi Danses, je profite de mon dimanche soir en compagnie de Jay, mon célèbre acolyte, pour partager avec vous mes découvertes et mes impressions de la deuxième soirée. Si j'avais déjà beaucoup apprécié les spectacles précédents, « La Mesure du Désordre » mais aussi et surtout « Mystery Magnet » ont été de véritables coups de cœur culturel.


Disorder and chaos


« La Mesure du Désordre » de Thomas Hauert et du Groupe LaBolsa

  
Une fois de plus, la Biennale de Charleroi Danses proposait à son fidèle — et un peu moins fidèle — public, une représentation inédite en Belgique.
  
« La Mesure du Désordre » du chorégraphe suisse Thomas Hauert et du collectif LaBolsa, invitait le public à regarder avec attention le désordre sentimental et émotionnel de sept jeunes gens qui n'ont aucunement besoin de la parole pour s'exprimer. À travers leurs gestuels, leurs regards et leurs rapports aux autres, les danseurs laissaient apparaître au public une combinaison de sentiments qui étaient tantôt maîtrisés tantôt entièrement libre d'être exprimer. D'un coté de la scène à un autre, les danseurs laissaient leurs corps parler au rythme des bruitages, des musiques et des silences. Sur cette même scène vide et noire, c'est le minimalisme qui prône puisque les danseurs ont pour seul accessoire seize sièges disposée en deux rangées égales qu'ils s'échangent à la manière d'un jeu de chaises musicales. Entre souplesse et rigidité, danse et non danse, tendresse et combat, fuite et proximité, les sept danseurs du collectif LaBolsa ont réussi à rendre justice au désordre, trop souvent vu comme un vilain défaut.

« Mystery Magnet » de Miet Warlop et Campo

  
Pour les passionnées de pop culture, de mouvements alternatifs et autres univers déjantés, « Mystery Magnet » était le spectacle de la Biennale à ne surtout pas manquer.
  
Lors de l’accueil des amateurs d'art et de danse, l'atmosphère était déjà installée dans la salle : un battement de cœur régulier, un gros bonhomme couché à plat ventre, un petit tabouret et un fond blanc — qui ne le restera pas bien longtemps —. Dès les premières minutes, le public s'interrogeait, remuait timidement sur sa chaise pour essayer de mieux voir et de comprendre ce qui se passait sur les planches un peu plus bas. Et finalement, très vite, l'absurdité a fait son entrée en scène. Ballons, personnages plus étranges les uns que les autres, explosion de voiturette pour enfant, lancer de fléchette, jets de peinture, geysers de mousses, fumigènes, perruques étrangement colorées et démesurées... Rien ne semble avoir de sens ou de logique. Et pourtant, quand on regarde d'un peu plus près, le spectacle  aussi déjanté et fou qu'il puisse paraître  fait largement référence à la culture pop : l'action painting américain ou encore au cinéma avec « The Grudge » et même la célèbre série de films d'horreur « Massacre à la Tronçonneuse ». Un mélange explosif qui donne une couleur au chaos.


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