Sunday, October 4, 2015

Last night I finally discover the ballet | Biennale '15

Je vous en parlais il y a quelques jours, l'équipe de Charleroi Danses m'a gentiment invitée à rejoindre leur atelier critique pour écrire quelques lignes sur les spectacles de la Biennale de cette année. Si mon emploi du temps d'étudiante à l'université m'a empêché d'assister aux deux premières soirées, j'ai sauté aussi rapidement que possible dans le premier train qui reliait Liège-Palais à Charleroi-Sud en compagnie de Jay, mon acolyte et meilleur ami pour rejoindre le reste de l'équipe apprentis blogueurs.

Pour cette troisième journée de Biennale '15, ce n'est pas la danse contemporaine en elle-même, mais bel et bien son rapport au ballet qui était mis à l'honneur à travers trois différentes performances mises en scène par le célèbre Centre Chorégraphique National - Ballet de Lorraine. Si le ballet est apparu à la Renaissance, la danse contemporaine est, quant à elle, née après la Seconde Guerre Mondiale dans une optique de changement et de repoussement des limites et des codes de la danse. Ces deux styles qu’a priori tout oppose ont été mélangé jusqu'à ne former qu'un seul et même spectacle divisé en trois temps...


Ballet and contemporary dance


Trois représentations, trois chorégraphes, trois époques et surtout trois univers complètement différents étaient proposés vendredi au public lors de ce spectacle né d'une collaboration entre Charleroi Danses et le Palais des Beaux-Art de Charleroi — où il était présenté pour la toute première fois en Belgique —. Avec tant d'hétérogénéité dans les chorégraphies, il était difficile de ne pas y trouver son compte, et ce, que l'on soit amateur de ballet classique ou passionné de danse contemporaine...


« Relâché » de Petter Jacobsson et Thomas Caley


Lors de la première partie de la soirée, c'était le début du cinéma et le burlesque qui étaient mis en avant par quatorze danseurs incroyablement talentueux, tous issus du CCN — Ballet de Lorraine. Si la partie cinématographique qui faisait office d'entracte entre les deux actes était un peu longue et, à contrario, les parties de danse un peu trop courte, la prestation des danseurs était dynamique, rythmée et entraînante — et ce, avec et sans musique —. Entre le premier et le deuxième acte : un changement de décors, de costumes, mais toujours la même ambiance burlesque et folle, un mélange presque parfait pour débuter une soirée de spectacle de danse.


« Devoted » de François Chaignaud et Cecilia Bengolea


Pour « Devoted », le second spectacle de la soirée, l'ambiance était toute autre. Pas de décor, juste une scène immense et noire, et huit danseuses qui remplissent l'espace sans difficulté. Belles, légères et fluides, les huit jeunes femmes virevoltaient sur leurs pointes d'un coté à l'autre de la scène avec une précision épatante, presque robotique et envoûtante. 


« Sounddance » de Merce Cunningham


Finalement, c'était sur une note beaucoup plus agressive et sauvage que la soirée prenait fin avec l'une des célèbres chorégraphies créée par Merce Cunningham en 1975. Musique violente et récurrente, mouvements rapides, souples et répéter, c'est avec beaucoup d'énergie que les dix danseurs vêtus de blanc et d'or ont transmis au public de la Biennale angoisse et frénésie, si bien que l'on avait presque peur de quitter la scène des yeux au risque de rater l'une des impressionnantes figures. Une fois de plus, la technique est à souligner tant elle était époustouflante, laissant sans voix les personnes présentes dans la salle.

No comments:

Post a Comment