Thursday, May 7, 2015

Seven random things about Charleroi | TAG

Amoureuse de ma ville et fervente protectrice de mes couleurs — noires et blanches, bien évidemment — c'est à travers des photographies et quelques mots griffonnés dans mes cahiers que je tente depuis l'automne dernier de vous faire découvrir la beauté de mon Pays Noir, trop souvent laissé-pour-compte.

Sans cesse pointé du doigt, mal-aimé et accusé de tous les maux, le Pays de Charleroi est bien trop souvent précédé d'une fâcheuse et déplorable réputation dont il ne parvient pas à se défaire. Insécurité, délinquance, laideur, danger, chômage, vandalisme, les grands et vilains mots ne manquent pas lorsqu'il s'agit d'accabler Charleroi, ils ne manquent jamais...

Et pourtant, l'amour et l'espoir que je porte à cette ville moche, détruite et triste restent forts, vigoureux et intacts, comme si rien au monde ne pouvait changer le lien qui nous unit, mon beau Pays Noir et moi.

« Notre ville, plus elle est blessée, plus elle retrouve son honneur. »

Mochélan  - Notre ville ____


I ♥ Charleroi


1. Injustement élu « la plus laide ville du monde », le Pays de Charleroi est une ville en pleine reconstruction sociale, économique et culturelle. À travers de nouveaux projets d'architecture et de développement, cette dernière tente, non sans mal, de renaître de ses cendres.

2. Le Pays Noir, c'est une culture artistique, urbaine et contemporaine omniprésente dans le centre-ville et dans les quatorze communes qui l'entourent. Hétérogène, accessible et ouverte sur la société et ses changements, la culture carolo et les institutions qui se chargent de la diffuser ne cessent de se développer et de se réinventer.

3. Charleroi, c'est également des initiatives et des créations culturelles originales, audacieuses et uniques faites par des jeunes pour les jeunes — et les moins jeunes — de la région.

4. Ancien centre industriel où se mélangeaient avec rythme et harmonie charbonnages, usines sidérurgiques, verreries, ateliers de constructions et autres activités chimiques, celui qu'on appelle depuis lors le « Pays Noir » n'a pas tout à fait perdu son atmosphère sombre et industrielle du siècle précédent.

5. L'agglomération de Charleroi c'est aussi la ville qui a vu éclore le Journal de Spirou et de nombreux autres personnages de bandes dessinées comme le Marsupilami, Lucky Luke, Rantanplan, Boule et Bill, Gaston, Léonard et les Schtroumpfs — pour ne citer que les plus connus — derrière les murs de la célèbre École de Marcinelle. Considérée comme la capitale de la BD, la ville expose fièrement ces petits personnages à travers des statues et des fresques dans les stations de métro du centre-ville.

6. Le Pays Noir, c'est une bombe de peinture, un skateboard, un pochoir, une guitare, un smartphone, un appareil photo, une scène, une plume, un micro, et bien d'autres moyens expression.

7. Au-delà de tout cela, Charleroi c'est aussi et surtout plus de deux cent mille carolos qui vivent entourés de maisons de jeunes, de centres culturels, de cinémas, de bibliothèques, de musées et de salles de spectacles, de festivals, de projets pédagogiques et éducatifs, de grands clubs sportifs, de patrimoines civils, industriels et religieux et deux petits blogueurs, fervents défenseurs de la culture et des valeurs de leur beau Pays Noir.

No comments:

Post a Comment