Saturday, January 10, 2015

View on a blue sky in my beautiful Black Country | Photo Diary


Find beauty in abandoned places


L’année dernière, je vous parlais de l'art urbain qui fleurit un peu partout dans le centre-ville de Charleroi. Si je ne me suis jamais attardée sur l’agglomération en elle-même, c’est parce que j’avais besoin de trouver les mots justes pour vous parler de cette ville qui me tient tant à coeur.  

Une toute nouvelle année ayant pointé le bout de son nez, un nouveau concept s’installe sur Fumeur de Souvenir. Aventurière dans l’âme, je sillonne les villes en gardant un œil attentif derrière mon objectif.  C’est en collaboration avec The Melting Pop, que je vous présenterai chaque mois une ville, une œuvre d’art ou encore une construction à l'architecture singulière ayant retenu mon attention. 

Pour cette première édition, je vous emmène donc découvrir l'un des nombreux lieux incontournables de mon cher Pays Noir, le Passage de la Bourse. Cette endroit, bien trop souvent oublié, était en son temps une galerie couverte qui reliait les quais de Sambre à la Ville Basse. Édifié à la fin du XIXe par l’architecte bruxellois Edmond Legraive lors de l’urbanisation de la Ville Basse, le bâtiment bascule entre deux courants artistiques. D’une part la néo-renaissance flamande pour la façade extérieure et d’autre part, le néo-classicisme pour l’intérieur de la galerie. Malgré de nombreuses transformations et démolitions, les anciens commerces continuent d’exhiber leurs magnifiques devantures de bois, déjà présentent à l’origine. Le passage est, quant à lui, recouvert d’une verrière reposant sur une charpente en fer, elle aussi parfaitement conservée.  

La fin d'une histoire

Autrefois, le Passage de la Bourse proposait aux amateurs de culture de se délecter d’un music-hall, d’un cinéma et de nombreuses galeries d’art situées entre deux boutiques branchées. Hélas puisque toutes les belles histoires ont une fin, celle-ci a également la sienne. Si la beauté du lieu lui a valu d’être classé en 1990, elle ne lui a malheureusement pas permis de survivre à l’expansion des autres zones commerciales qui ont fleuri un peu partout dans le grand Charleroi.  

Désormais, il faut être un amoureux de l’architecture pour s’y hasarder. La plupart des commerces de la galerie ont définitivement clos leurs volets de bois, laissant dans le couloir un sentiment de vide et d’abandon. Sous la poussière, le charme et l’élégance du bâtiment restent néanmoins intacte.  

Non loin des décombres de la Place Albert 1er, plane un sentiment de tristesse pour quiconque s’attarde à l’intérieur de ce cimetière de culture...












1 comment:

  1. Mais Fafouille, l'irréductible gaulois du passage de la bourse est toujours là lui haha !!! ;-)
    Sérieusement, c'est un endroit que j'ai vu décliner peu à peu au fil des années à Charleroi.
    Sur 6 ans, tout s'est dégradé à la ville basse ... C'était pourtant un endroit vivant, que j'appréciais particulièrement ...
    ... quand ils ont commencé la destruction du parking albert 1er j'ai eu du mal ... mon grand père l'a construit ...
    Le mille colonnes a fermé, c'était l'endroit où je me retrouvais avec mes copines, où j'allais étudier, où je patientais entre deux bus ...
    Au moment de la Brocante des Quais, c'était un endroti festif, plein de joie de vivre, les cafés, les restaurants ouvraient leurs terrasses, on pouvait boire un pot, manger quelque chose, l'ambiance set à la fête ... on a un peu retrouvé cet esprit cette année ... c'est une destruction, je me dis que c'est pour aller vers quelque chose de mieux ... mais ces travaux me semblent interminables ...

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